Historique complet de la capoeira

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Historique de la capoeira

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Sommaire :

Origines
La capoeira : interdiction et marginalisation
L'académisation
Étendue géographique de la capoeira
La capoeira de nos jours

Sources

   

                                                                      Cliquez sur la carte du Brésil pour la voir en grand.

 

 

    Tout d'abord, la capoeira est un situé entre un art martial et une danse.

 

                                                                  Origines

    La capoeira est apparue au Brésil mais personne ne sait comment elle est née exactement. Plusieurs hypothèses existent.

    La première hypothèse, sans doute la plus probable, serait que les esclaves africains exploités par les Portugais au Brésil, seraient à l'origine de la capoeira, au XIXème siècle.
La capoeira serait donc le mélange de plusieurs cultures et origines différentes. Elle serait le résultat de mélange de danses, luttes et rituels africains.

    Une seconde hypothèse serait que la capoeira serait une lutte qui s'est déguisée en danse pour échapper à la persécution des contremaîtres.

    Une autre hypothèse serait que la capoeira se baserait sur une danse africaine d'Angola appelée n'golo. Lors de cette danse, un guerrier qui se distinguait des autres par cette danse, pouvait choisir sa fiancée sans payer de dot.

   
D'autres hypothèses, d'après certains chercheurs et l'imagination de capoeiristes, pensent que Zumbi dos Palmares serait mélé aux origines de la capoeira. Il serait le grand héros noir du quilombos de Palmares. Les Quilombo, étant des villes d'anciens esclaves, cachées dans la jungle.

 

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La capoeira : interdiction et marginalisation

    Par la suite, la capoeira fut interdite par les blancs colonisateurs au Brésil, qui voulaient détruire la culture des peuples qu'ils voulaient dominer, pour mieux les conquérir. En 1890, une loi interdisant sa pratique fut établie.
A cette époque, la capoeira, lorsqu'elle était pratiquée, reflétait énormément de violence. Elle était notamment utilisée par les criminels et hors-la-loi. Elle était pratiquée par des hommes très pauvres. A Rio par exemple, des bandes d'hommes pauvres (hommes noirs ou de couleurs) armés de couteaux ou de rasoirs, sillonnaient les rues. Les répressions contre les capoeiristes étaient très brutales comme trois cents coup de fouets parfois mortels ou des travaux forcés.

    Dans la seconde partie du XIXème siècle, des capoeiristes issus d'autres milieux que ceux des esclaves noirs utilisèrent cet art martial : noirs libérés, émigrants portugais pauvres et riches, militaires, ou encore intellectuels.

    A la fin du XIXème siècle, l'armée brésilienne utilisa des capoeiristes pour défendre le pays (guerre contre le Paraguay en 1865). Les capoeristes composèrent également la terroriste Garde Noire en 1888 pour sauver la monarchie et lutter contre les républicains. En 1889, le premier président (le maréchal Deodoro da Fonseca), nomma un capoeiriste amateur comme chef de la police.

    La capoeira apparut ensuite dans les fêtes populaires, ce qui augmenta son prestige aux yeux de la population. De plus en plus d'adolescents de mirent à pratiquer la capoeira.   

    A Recife, en 1900, la capoeira était toujours aussi violente. Lorsque deux bandes rivales se croisaient dans la rue, les combats prirent place et le sang coulait. Le capoeiriste le plus craint fut Nascimento Grande.

    A Bahia, vécut Besouro, grand mythe de la capoeira.
Entre 1900 et 1930 à Bahia, la capoeira pratiquée fut la capoeira que nous connaissons avec les jeux debout ainsi qu'au sol. Des acrobaties comme des roues (Aùs) pouvaient être effectuées. Les berimbau (instruments de musique) ainsi que les chants rythmaient les jeux de capoeira.
Bahia ne connut pas de bandes violentes comme à Recife. La capoeira était cependant toujours synonymes de bandes et de gangs.
Le début des années 1900 fut l'époque de l'enfance de Mestre Pastinha et de Mestre Bimba.

    A Rio, Manduca da Praia fut l'un des grands capoeiristes de l'époque, comme le furent Grande à Recife et Besouro à Bahia. La capoeira de Rio, à travers les malendros cariocas, laissa ses traditions, ancrées dans la capoeira encore de nos jour, comme la ginga et les jeux avec les rasoirs.

 

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 Académisation

    Au XXème siècle, l'académisation de la capoeira eu lieue.

    Mestre Bimba (1900-1974) et Mestre Pastinha (1889-1981), deux figures très importantes de la capoeira, sont nés à Bahia alors que la capoeira était marginalisée.

    Mestre Bimba a commencé la capoeira à douze ans, grâce à Bentinho, d'origine d'africaine. Lorsque Bimba commença la capoeira ainsi que son enseignement de la capoeira, sa pratique était toujours punie.
Dans les années 30, la capoeira fut enfin légalisée par Getùlio Vargas.
Bimba
créa alors un nouveau style de capoeira : la luta regional baiana, qui fut par la suite connue sous le nom de Capoeira regional. Bimba était à la fois renommé et craint. En 1936, Bimba lança un défi à tous les lutteurs, quel que soit leur style. Quatre relevèrent le défi que Bimba battit. Bimba ouvrit sa première Académie en 1932. La méthode d'enseignement de Bimba était basée sur huit séquences (avec coups, contre-attaques, esquives, chutes, Aùs (roues) ). Il inventa la cintura desprezada (projection), utilisa beaucoup les rasteira (fauchage, technique déséquilibrante), le corps à corps ainsi que des techniques venant du jujitsu ou de luttes gréco-romaine. Bimba mis en avant l'efficacité de la lutte devant l'amusement et le rituel. La capoeira Regional se différencia donc de la capoeira traditionnelle par ces aspects et par l'origine de ses pratiquants (classe moyenne plutôt que classe défavorisée très attachée aux traditions).
Bimba, en 1953, fit une présentation devant le président Getùlio Vargas qui déclara alors que : "la capoeira est l'unique sport véritablement national".

    Mestre Pastinha (1889-1981), lui, donna des cours de capoeira traditionnelle, bien que la capoeira regional fut plus en vogue.
Pastinha appris la capoeira par un angolais appelé Benedito. Pastinha ouvrit son Académie en 1941, quelques années après celle de Bimba. Il enseigna une capoeira dite traditionnelle qu'il appela capoeira angola, pour se différencier de la capoeira regional. Pastinha réunit ainsi les angoleiros (capoeiristes pratiquant la capoeira angola). Pastinha fut le philosophe de la capoeira. Ses élèves les plus connus sont Mestre João Grande, João Pequeno et Moraes.

    La capoeira des années trente attirait les gens de classe moyenne et de bourgeoisie de Salvador alors qu'elle n'était pratiqué que par les classes économiquement pauvres auparavant.

    Dans les années cinquante, Bahia resta la capitale de la capoeira, bien que les capoeiristes bahianais émigrèrent vers Rio et São Paulo pour trouver de meilleures conditions de travail.

    Le style de capoeira appelé Senzala avait, comme la regional, connu assez de succès.

    Par la suite, les méthodes d'enseignement incorporèrent dans leurs cours des échauffements, des répétitions systématiques de coups. Un système de grade fut créé. La corde est alors à la capoeira ce que la ceinture est au judo. Le port d'un uniforme devint obligatoire.
Les capoeiristes eurent alors la volonté d'organier et d'unifier la capoeira en créant des fédérations de capoeira. La Confédération de Capoeira naquit alors dans les années soixante.

    A la fin des années soixante, le groupe Senzala obtint un grand succès en terme de nombre d'élèves. Entre 1970 et 1985, la Senzala devient la plus connue du Brésil.

 

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    Étendue géographique de la capoeira 

    C'est durant les années soixante-dix et quatre-vingt que la capoeira s'étendit à tout le Brésil ainsi qu'à l'Europe et aux Etats-Unis.

    Après la mort de Bimba en 1974, la capoeira regional ne compta plus beaucoup d'élèves capables d'enseigner car ils étaient souvent assez jeunes et n'avaient pas assez d'expérience. Ils sont seulement moins d'une dizaine à pratiquer et enseigner de nos jours.

    Pour ce qui est de la capoeira angola, plusieurs Mestres, comme Waldemar, João Grande et João Pequeno, Gato et bien d'autres, purent perpétuer ses traditions et son enseignement à la mort de Pastinha en 1981. Beaucoup de Mestres cessèrent cependant de jouer la capoeira et de l'enseigner, étant dégoûtés du manque de prestige et de respect dus à la massification et à une société se tournant vers l'argent et la technologie.

    La capoeira Angola connut un recul alors que la capoeira Senzala se porta plutôt bien. Elle avait beaucoup de succès jusqu'en Europe et aux États-unis et gagnait beaucoup d'argent.

    A partir de 1985, la capoeira angola revint sur le devant de la scène. Ce revirement de situation serait peut-être du au fait que la capoeira serait devenue plus ennuyeuse avec la mise à l'écart des traditions et le fait que la capoeira soit considérée comme un sport à part entière. Les vieux Mestres ont alors été sollicités à nouveau.
Une autre explication serait que la capoeira traditionnelle Angola pouvait attirer un plus large public (danseurs, musiciens, comédiens, pratiquants d'arts martiaux) grâce aux rituels, à la musique, à la philosophie de la capoeira, etc.  De plus, la capoeira angola demande de moins grandes aptitudes physiques, car intégrant moins d'acrobaties que la Regional. La capoeira Angola est dont par là même, plus accessible.

 

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La capoeira de nos jours

    Au Brésil, la Capoeira est l'une des caractéristiques du pays, avec le foot et la Samba.

    Si vous vous demandez ce qu'est vraiment la capoeira,...la réponse pourrait être : la capoeira est un combat, un art martial, une danse, un sport de self-défense, une expression corporelle et une culture populaire.
La capoeira, c'est la musique, la poésie, le jeu, la compétition et un système de combat.

    Pour ce qui est de la fédération de capoeira,...elle n'existe pas en France.

 

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Sources

 

 "le petit manuel de capoeira" de Nestor Capoeira
  www.capoeira-france.com